News articles from EFAy President Roccu Garoby

EFAy President Roccu Garoby, recently elected for his second period of presidency by the General Assembly in Santiago de Compostela, has been active in voicing the viewpoints of EFAy in various articles.

Photo of EFAy President Roccu Garoby

EFAy President Roccu Garoby

In an interview with Arritti, the press organisation of our Corsican member party PNC Ghjuventù (mother party PNC), he speaks about what EFAy is and the situation of Corsica and self-determination in France.

On the recent situation in the Crimea, he speaks about what self-determination means and how to go about achieving it, condemning the circumstances surrounding the referendum that was held in the Crimea.

Finally, with regard to the political manifesto adopted by the General Assembly of EFAy in Santiago de Compostela, Roccu speaks about the generation self-determination, the youth of Europe. Looking at the current situation that European youth find themselves in, EFAy calls for stronger youth policies and for awareness of youth with regard to self-determination.

EFAy General Assembly in Santiago de Compostela

The EFAy General Assembly of 13 to 15 February 2014 was held in Santiago de Compostela, Galicia. Our hosts were EFAy member Galiza Nova and their mother party, EFA member, BNG. Around 40 participants from 20 parties gathered to make various decisions regarding EFAy. In a followup of last year’s successful trial, the GA was held once again jointly together with EFA and CMC.

Photo of the 2014 GA participants

EFA/EFAy/CMC delegates at the 2014 joint General Assembly

In view of the 2014 elections for the European Parliament, EFAy worked hard to create its own political manifesto. The Bureau members, in cooperation with the EFAy members, wrote the manifesto over the last year, since the General Assembly of 2013 in Meran. Topics covered in the manifesto include youth issues, socio-economics, human rights, self-determination, language, culture, and Europe of course. During the GA, the manifesto was heavily debated, and adopted by unanimity of members. You can find the manifesto on our website shortly.

A standard part of the GA is to discuss motions and declarations tabled by the members. Thanks to our prolific members, this year was an extremely fruitful year for EFAy in this regard, with 6 motions and 9 declarations discussed and consequently adopted. You can find the full texts of the motions and declarations here.

Regarding membership issues of EFAy, we are very pleased to announce our newest observer member, Unga Tjóðveldið from the Faroe Islands. We hope to work together with them closely in the future. In addition, one of our observer members, Bloc Jove, was approved as full member of EFAy.

Finally, the Bureau composition was approved by the GA in the Bureau elections, extending the position of the current members by another two years. Roccu Garoby was reelected as President.

EFAy looks forward to a productive year. The European elections come closer and closer, and we are optimistically looking ahead to the independence referendums to be held later this year in Catalonia and Scotland. EFAy will be part of a new Europe, a Europe of the Peoples!

Qui sera le prochain président de la Commission européenne? (Partie 2)

Si la plupart des partis politiques européens ont désigné, ou sont en train de désigner, un candidat pour le poste de Président de la Commission européenne, chef de l’exécutif européen, il est très fort probable que le vainqueur soit issu de l’une des deux plus grandes familles politiques que sont les socialistes et la droite. Tour d’horizon des candidats des 2 grands partis politiques.

Schulz, le bulldozer socialiste

L’actuel président du parlement européen, le socialiste allemand Martin Schulz, est devenu, le 6 novembre 2013, le premier candidat officiel à la présidence de la Commission européenne. Désigné par le Parti Socialiste Européen (PSE), il est désormais en campagne et utilise, à merveille et à son profit, la tribune que lui offre son poste de Président du Parlement. Et il ne manque pas une occasion pour pousser son agenda personnel.

Connu pour son franc-parler, voire même pour les gueulantes qu’il peut pousser, il sait se faire entendre, comprendre, respecter au point parfois, et souvent selon les mauvaises langues, de tordre beaucoup de bras pour que les choses aillent dans son sens, car il n’aime pas perdre. C’est un vrai bulldozer qui pourrait faire des ravages dans la sphère politique européenne mise dans le formol par 10 ans de Présidence Barroso. Mais c’est aussi un fin politique qui sent le point d’équilibre, qui sait comment mener les rapports de force et surtout comment ne pas les perdre !

Néanmoins, il a un point faible : il est perçu par beaucoup, notamment dans le sud de l’Europe, comme Allemand avant d’être vu comme socialiste, d’autant plus que les socio-démocrates viennent de s’allier à Angela Merkel en Allemagne. Pour gommer cette image, il soigne son profil et se met en pointe sur le chômage des jeunes, du moins dans ses discours, car en réalité, par leurs votes, les socialistes européens sont bien en deçà de ce qu’ils prétendent défendre.

Barnier, ‘‘le Delors de droite’’

Le Parti Populaire Européen (PPE), premier parti politique en Europe et dont l’UMP fait partie, ne sait même pas s’il veut présenter un candidat. Sous la pression des autres partis qui ont déjà choisi leur tête d’affiche, le PPE va sûrement devoir s’aligner lors de son congrès du 7 mars prochain. Et les candidats officiels ne sont pas légions, même s’il y a bien des Premiers Ministres qui s’y verraient, comme Kenny l’Irlandais, mais ils ne veulent pas prendre le risque de perdre une primaire au PPE, puis l’élection européenne dans leur pays et/ou dans toute l’Europe, au risque de se retrouver fragilisé dans leur propre gouvernement.

En fait, le seul qui se soit officiellement déclaré candidat est le Français Michel Barnier, l’actuel commissaire européen en charge du marché intérieur et des services financiers. Fort de 2 mandats de Commissaire (1999-2004 et 2009-2014), ancien Ministre des affaires étrangères, fin diplomate, européen convaincu et homme politique qui sait faire des compromis bien au-delà de sa famille politique, il se veut le ‘‘Delors de la droite’’.

A 63 ans, il a une chance à saisir car personne, au PPE, ne veut prendre le risque, ou n’a le courage, de se présenter contre lui. Mais il devra faire face aux peaux de banane lancées contre lui. Car nombreux sont ceux qui ne veulent pas d’un nouveau français, d’un pro-européen et/ ou d’un pro-régulation, sans compter sur d’autres qui, comme Merkel ou Van Rompuy (Président du Conseil européen), ne veulent tout simplement pas être pieds et poings liés à une candidature PPE qu’ils devront soutenir après les élections.

Bras de fer politique

Le paradoxe dans cette possibilité Schulz ou Barnier est que, si les socialistes gagnent les élections, Merkel (PPE allemande) devra soutenir un socialiste allemand, alors que si la droite gagne, Hollande devra soutenir un UMP français. Mais après le virage social-démocrate d’Hollande et la grande coalition droite-gauche en Allemagne, ce paradoxe pourrait se transformer en un ‘‘pile  je gagne, face tu perds’’ entre le couple franco-allemand et les autres états membres. Mais suivront-ils ?

Enfin, n’oublions pas que le Conseil européen pourrait avoir le dernier mot. Car si le prochain Président de la Commission européenne doit refléter les résultats des urnes et être élu par le Parlement européen, selon les traités, le nom à soumettre au vote au Parlement sera proposé en amont par le Conseil européen, 28 chefs d’Etat et de gouvernements, qui pourraient s’asseoir sur les candidats des partis politiques. C’est donc un bras de fer politique qui va s’ouvrir entre les chefs d’Etat et de gouvernements d’un côté, à qui souhaite continuer à gérer les affaires en catimini et de l’autre les députés européens, représentants des citoyens européens, qui doivent défendre la démocratie européenne.

 Roccu GAROBY

Qui sera le prochain président de la Commission européenne? (Partie 1)

La plupart des partis politiques européens ont désigné, ou sont en train de désigner, un candidat pour le poste de Président de la Commission européenne, chef de l’exécutif européen. Tour d’horizon des candidats.

 

Bové-Keller, un couple franco-allemand pour les écologistes

Mercredi 29 janvier, après 3 mois d’une primaire européenne écologiste qui fut tout autant décevante par la participation, avec seulement 23000 votants à travers l’Europe, qu’historique parce qu’elle n’en est pas moins la première de l’histoire de la construction européenne, José Bové et Ska Keller ont été désignés tête de liste pour les écologistes. Les écolos européens ont donc choisi un couple franco-allemand équilibré avec un homme et une femme (peut-être même la seule tout partis confondus ! ?) ; une jeune, Ska Keller (32 ans) et un ancien, José Bové 61 ans : une hyper connectée aux nouvelles technologies et un ancien paysan,  le nord et le sud de l’Europe. Deux profils, deux visages qui peuvent couvrir l’ensemble de l’électorat écologiste et au-delà même. Mais pour cela, les écologistes, qui n’ont pas de réelles chances d’avoir ce poste de la Présidence de la Commission, peuvent néanmoins peser en forçant les véritables candidats potentiels, qu’ils soient socialistes ou de droite, à prendre des positions sur des sujets aussi importants que le changement climatique, les OGM, l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis ou encore le gaz de schiste.

Tsipras, le Grec qui a dit ‘‘OXI’’, pour les communistes

Alexis Tsipras est peut-être un nom qui ne vous dit rien, mais vous connaissez sûrement son visage. En juin 2012, après les élections législatives grecques, il est celui qui a dit ‘‘OXI’’ (non en grec) aux politiques d’austérité dictées par la troïka composée par la Commission européenne, la Banque Centrale Européenne et le Fond Monétaire International. Mais parce qu’il a fait courir un risque à la Grèce, et par extension à toute la zone euro, il a été écarté de la formation gouvernementale, car une sortie de la zone euro pour la Grèce ce serait très probablement transformée en chaos économique et social pour les Grecs mais aussi en cataclysme politique pour l’Union européenne. Le 15 décembre dernier, le parti de gauche européen, auquel adhère le front de gauche français, l’a désigné comme tête de liste pour les européennes avec l’espoir de faire un carton dans les pays du sud touchés par niveau de chômage de masse.

Verhofstadt, un belge fédéraliste pour les libéraux

Le 20 janvier dernier, Verhofstadt et son adversaire Rehn, l’actuel Commissaire en charge des affaires économiques et monétaires, ont trouvé, en catimini un accord pour que le second se retire de la course en interne. Ainsi, le Président du groupe des libéraux et démocrates au Parlement européen, regroupant le Modem français, Guy Verhofstadt est devenu le candidat des libéraux. Surnommé ‘‘Baby Thatcher’’ en référence à l’ultralibérale Première Ministre britannique dont il se considérait l’héritier dans les années 1990, l’ancien premier Ministre Belge a évolué sur sa gauche, durant les 5 dernières années, sans pour autant être suivi par son groupe politique. De même, s’il est en pointe sur le fédéralisme européen, ce qui lui a valu de ne pas avoir le poste de Président de la Commission européenne en 2004 barré par Tony Blair, le travailliste britannique qui ne voulait pas voir de fédéraliste à la tête de l’UE, son groupe ne le suit pas, avec même une tendance de plus en plus eurosceptique chez certains libéraux notamment allemands et britanniques, poids lourds chez les libéraux.

En réalité, ces candidats n’ont quasiment aucune chance de devenir le ou la prochain(e) Président(e) de la Commission européenne mais le fait qu’ils participent au débat démocratique et par la personnalisation de la campagne va permettre aussi aux Européens de s’identifier à un projet et à une vision politique. De plus, il est à noter que les partis eurosceptiques, europhobes et d’extrême droite n’ont pas choisi de candidat, soit parce qu’ils sont incapable de se mettre d’accord sur un nom (europhobes et extrême droite), soit parce qu’ils considèrent que le seul exécutif qui compte, c’est le gouvernement national (eurosceptiques).

Roccu GAROBY