Droit à l’Auto-détermination des peuples: Nous, peuples des Nations Unies!

”Nous, peuples des Nations Unies!”. C’est par ces mots que commence le préambule de la Charte des Nations Unies; c’est peu dire si le combat pour l’auto-détermination des peuples est un combat juste et légal!

 

Qu’est-ce que le droit à l’auto-détermination?

Quelle question, vague et précise à la fois! Quel risque prit à essayer de définir ce droit universel, car il pourrait y avoir autant de définitions qu’il y a de peuples sur Terre! Et pourtant, il est bon que nous qui défendons des valeurs en donnions aussi un contenu, une définition, une vision.

L’Alliance Libre Européenne, tout comme sa branche jeune dont j’ai l’honneur d’être le Président, se bat pour l’auto-détermination des peuples, en Europe et dans le monde. Mais il est sain, je crois, d’expliquer ce qu’est ce droit et je souhaite ici apporter ma contribution, et donner ma définition.

 

Le droit des peuples: un droit universel!

Expression ”nationaliste”, ”sessionniste”, ”individualiste” voire ”égoïste”! Que n’entendons-nous pas de la part de nos adversaires politiques quand nous parlons du droit à l’auto-déterminations des peuples. Et pourtant, ce droit que nous défendons bec et ongle, à juste titre, et parfois contre vents et marées, ce sont les Etats qui l’ont (enfin!) reconnu et inscrit comme fondement même du droit international dans la charte de l’Organisation des Nations Unies! De ce fait, le droit à l’auto-détermination des peuples est un droit universel!

”Nous, peuples des Nations Unies!”. Cette expression, première phrase du préambule de l’ONU, en dit long sur la justesse de notre combat politique! Dans cette première phrase, aucune mention n’est faite des ”Etats” ni de la supériorité des uns (les Etats ou les peuples) sur les autres (les peuples ou les nations)! ”Nous”, c’est-à-dire tous les ”peuples”, unité de base du droit international, formons une union de nations, (”nations unies”). Nous ne défendons rien moins que cela!

 

Le droit international comme base légale

Si le droit des peuples à recouvrer leur liberté et à s’auto-déterminer est un droit universel, c’est aussi un droit inviolable, inscrit dans les textes fondateurs de l’Organisation des Nations Unies. La Charte de l’ONU est claire et limpide. Son article 1.2 qui définit les buts et les principes de l’ONU stipule que les peuples doivent ”Développer (entre les nations) des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité des droits des peuples, leur droit à disposer d’eux-mêmes, et prendre toute autre mesure propre à consolider la paix dans le monde”. On ne pourrait être plus clair, plus précis et plus direct.

Cet article est d’autant plus intéressant qu’il démontre bien que le droit international considère que le droit des peuples à s’auto-déterminer va de pair avec le but de créer des liens amicaux entre les peuples et ainsi consolider la paix dans le monde!

Existe-t-il plus belle réponse à donner aux jacobins et autres conservateurs de l’ordre établi? Oui, les nationalistes que nous sommes, c’est-à-dire ceux qui défendent l’intérêt des nations et des peuples dans le but de développer des relations amicales entre les peuples et de consolider la paix, se battent en pleine adéquation avec le droit international! Et oui, ceux qui refusent de donner aux peuples et aux nations sans Etat le droit à l’auto-détermination violent l’esprit et la lettre du droit international!

 

Un droit à exercer!

Le droit, l’interprétation de celui-ci et son application, nous le savons et nous le vivons tous les jours, ce sont 3 choses très différentes. C’est pour cela que, si notre combat est fondé juridiquement, structuré légalement et juste politiquement, il n’en demeure pas moins que nous devons reconnaître que nos adversaires politiques (les jacobins, les centralisateurs et les conservateurs de tous bords) ont la force de l’Etat et la loi avec eux, malgré l’universalisme du droit international qui plaide en notre faveur! Et notre combat se trouve exactement à cet endroit-là!

Que l’on se batte pour les droits culturels et linguistiques d’une minorité, pour l’autonomie d’un territoire ou l’indépendance d’un peuple, nous devons exercer ce droit légitime et universel, à travers un processus d’émancipation collectif, qui ne peut être que pacifique, public et démocratique,

En cela, un référendum, une élection ou encore une négociation avec l’Etat ne représentent qu’une étape dans tout le processus d’auto-détermination. Cette étape, certes importante car elle représente le moment charnière entre l’époque où un peuple subit la loi d’un Etat et la période à partir de laquelle il décide librement de la structure institutionelle ou constitutionelle dans laquelle il veut vivre et pouvoir se déterminer quotidiennement, ce qui ne doit pas faire oublier la lutte, parfois longue, qui précède ce moment charnière.

Car, c’est à partir du jour où une conscience collective naît au sein d’une communauté de destin, un peuple, une nation, quand bien même cette conscience serait minoritaire, voire marginale, que le droit à s’auto-déterminer commence à vivre. En d’autres termes, le droit à l’auto-détermination se pense et s’exerce dans chacun de nos esprits, s’exprime et se revendique dans chacun de nos actes, s’exerce et se renforce à chacune de nos élections avant, in fine, de vivre au sein de nos nations.

 

Roccu GAROBY

Président de l’Alliance Libre Européenne Jeune

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