Political Manifesto 2014, French

You can view and download a published PDF version of the French version of our 2014 political manifesto here on Issuu.

Below you can find the full French translation of the political manifesto created by EFAy for the 2014 European elections, adopted by the General Assembly in Santiago de Compostela, 13-15 February 2014.

Introduction                                                             Roccu Garoby, Président de l’ALE-J

Photo of EFAy President Roccu GarobyLe 25 mai 2014, les peuples européens éliront leurs députés européens. Pendant cette campagne, l’Alliance Libre Européenne Jeune (ALE-J) défendra, soutiendra et fera la promotion de son programme politique, de ses idées et de ses projets pour changer radicalement et réformer profondément l’Union Européenne (UE), pour aller vers un espace basé sur la solidarité entre les peuples et la liberté des citoyens. Les peuples européens auront un choix crucial à faire pour l’UE et son futur proche afin d’assurer qu’il existe toujours une Europe à l’avenir. Mais notre jeune génération aura à prendre sa place et devra être active dans ce processus si elle veut avoir son futur entre ses mains.

Notre génération est régulièrement surnommée la ”génération Europe” parce que nous sommes nés dans un espace sans guerre, l’Union Européenne, dans un espace de libre-circulation, l’espace Schengen, et avec la possibilité d’avoir des échanges à travers le programme Erasmus. Bien que le fait qu’on soit l’avenir de l’Europe soit vrai, nous sommes bien plus que cela: nous ne voulons pas être le futur de l’Europe, nous voulons le construire!

Notre génération est aussi la ”génération perdue” parce qu’elle doit faire face à une crise financière, économique, sociale, environnementale et démocratique sans précédent en Europe et elle a des effets encore plus dramatiques sur les populations jeunes: en les laissant seules hors du système éducatif, celui-ci étant par ailleurs de plus en plus cher; en les laissant seules hors du marché du travail avec un taux de chômage sans précédent et inacceptable pour elles; ou en leur donnant des emplois à durée déterminée très courte, sans perspective et sous payés. Bien que nous souffrions de la crise et que nous payions un prix inacceptable, nous nous refusons à être passifs face à la crise. Nous voulons un changement radical de l’Union européenne afin qu’elle soit plus juste, plus protectrice et meilleure pour chaque jeune Européen, pour chaque citoyen européen.

Mais au-delà, nous sommes principalement la ”génération de l’auto-détermination” parce que nous croyons au droit fondamental de base de l’homme qu’est le droit à l’auto-détermination. Et pour la première fois en 2014, les minorités, les régions et les nations sans État, auront le droit d’exprimer leur choix démocratique sur la question: dans quelle structure démocratique voulez-vous vivre? Alors que le futur de nos peuples est entre nos mains, nous ne voulons pas créer une quelconque concurrence entre les peuples européens, mais nous voulons construire une Europe fondée sur le principe de subsidiarité, ”l’Europe des peuples”.

Parce que nous sommes fondamentalement pro-européens, tout en contestant l’actuelle structure non-démocratique et déséquilibrée de l’UE, nous croyons et nous nous battrons pour un transfert massif et simultané de compétences des États membres vers d’une part un échelon supra-étatique (l’Union Européenne) et d’autre part vers un échelon subétatique (minorités, régions et nations sans État) comme la bonne réponse pour continuer à construire une Union Européenne plus juste, plus sûre et meilleure, tout en respectant en tout premier lieu le désir démocratique des peuples européens.

Construire ”l’Europe des peuples” est notre projet pour les élections européennes de 2014 parce que nous sommes convaincus que la diversité qui nous unit est notre plus grande force!

”Génération auto-détermination” lève-toi et bats-toi pour ton peuple et ton Europe. Bats-toi et vote pour ”l’Europe des peuples”!

EFAy LogoChapitre 1: Autodétermination

  • L’autodétermination est un droit démocratique et fondamental. L’Union Européenne doit protéger ce droit ainsi que s’assurer de son sa mise en place démocratique.
  • Les nouveaux États résultant d’un processus d’élargissement interne doivent automatiquement devenir des membres à part entière de l’Union Européenne, à moins que ceux-ci n’aient choisi de la quitter.

Le droit à l’autodétermination

L’Union Européenne est basée sur deux principes que sont la paix et la démocratie. L’autodétermination est une des composantes de la démocratie. Si nous pouvons choisir qui nous représentera dans les années à venir, nous devons être en mesure de décider de notre futur en tant que Nation. C’est comme cela qu’Isaiah Berlin a défini la liberté durant le XXème siècle.

En 1919, le président Woodrow Wilson définissait le droit à l’autodétermination dans ses « 14 points de Wilson ». Ce programme servit de base à la création de la Société des Nations.

Dans la Charte des Nations Unies, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, le principe d’autodétermination est établi comme un droit fondamental, d’un point de vue individuel, mais aussi collectif. Le droit à l’autodétermination fut d’abord mis en avant pour permettre aux colonies de devenir des États indépendants et pour assurer le droit aux anciennes républiques de l’URSS de devenir indépendantes. Après les premières vagues d’accession à l’indépendance, ce droit a été réduit par les États qui voulaient protéger leurs intérêts. C’est pourquoi les résolutions des Nations Unies 1514-XV de 1960 et 2625-XXV de 1970 accordent uniquement le droit à l’autodétermination aux territoires colonisés ou sous occupation militaire ou dans le cas d’États non démocratiques.

Le droit à décider

Isaiah Berlin a défini la « liberté positive » ainsi « Je suis mon propre maître ». En tant que maître de notre destin, nous avons le droit de décider que faire de notre futur. En tant que groupe, nous devons avoir la possibilité d’être nos propres maîtres et de décider collectivement de notre futur.

Nous pouvons trouver au Québec, dans la loi sur la clarté référendaire jugée par le Cour Suprême du Canada, la reconnaissance du processus de souveraineté du Québec. Le nouveau statut politique de la Communauté Autonome Basque voté par le Parlement Basque en 2005, et rejeté par le Parlement Espagnol sans même accepter d’ouvrir des discussions sur ce sujet, inclut le principe du droit à décider.

Le 23 Janvier 2013, le Parlement de Catalogne a voté la Déclaration de Souveraineté dans laquelle était inscrit le droit à décider du Peuple catalan. Dans ce contexte, le 9 novembre 2014, la Catalogne organisera un référendum alors que l’Écosse a fixé le sien au 18 septembre 2014.

Le droit de décider est défini comme le droit des peuples et des personnes à être souverains : c’est une forme d’autodétermination. Bien que le droit de décider n’ait pas d’effets législatifs, il a une influence majeure dans la société. Ainsi, chacun est amené à décider durant sa vie de l’orientation qu’il souhaite donner à celle-ci, c’est pourquoi le droit de décider est plus facile à comprendre que le droit à l’autodétermination.

Nos propositions

L’Union Européenne, en tant que garante de la démocratie et des traités, doit assurer le droit à l’autodétermination. Ceci veut dire que l’UE doit assurer la médiation entre un État voulant faire sécession et son ancien État de tutelle, dans le cas où ce droit n’est pas assuré. Si le droit à l’autodétermination n’est pas protégé, alors la démocratie est en danger. Si un État membre de l’UE ne reconnaît pas le droit à une partie de ses citoyens de décider, au travers d’un processus démocratique, le principe de démocratie doit prévaloir sur le principe de non-ingérence au sein des affaires internes d’un État. Puisque la citoyenneté européenne existe, l’UE doit protéger les droits démocratiques de ses citoyens.

L’actuelle situation de l’élargissement interne de l’UE

L’Union Européenne a connu beaucoup d’élargissements. En 1958, il n’y avait que 6 États membres de la Communauté Européenne, aujourd’hui on en compte 28. 22 États ont donc rejoint l’Union Européenne au travers de plusieurs élargissements. Bien que des règles claires soient établies pour expliquer comment intégrer de nouveaux États à l’UE, aucune précision n’est faite quant à l’élargissement interne. Le problème est qu’il n’y a eu, à ce jour, aucun processus de sécession au sein de l’Union Européenne. La question ne s’était donc jamais posée !

Nos propositions

L’Union Européenne doit définir les procédures à suivre en cas d’élargissement interne. Ceci peut inclure la création d’un nouveau programme européen visant à accompagner les États sécessionnistes au sein de l’UE. Ces nouveaux États doivent automatiquement devenir membres à part entière de l’UE, si ceux-ci le décident au travers d’un processus démocratique. En d’autres termes, l’UE ne peut retirer la citoyenneté européenne à ses propres citoyens, à moins que ceux-ci n’en décident autrement. Nous insistons pour que les institutions européennes changent les lois et traités afin de protéger les territoires qui décident de s’inscrire dans un processus démocratique d’autodétermination.

Chapitre 2 : Droits de l’Homme

  • L’autodétermination est un droit fondamental qui doit être respecté au niveau individuel comme au niveau collectif.
  • Chaque individu a pleinement le droit de se développer au travers de sa culture.
  • Chaque citoyen a le droit à tous les services nécessaires à sa santé et à son bien-être dans sa langue lorsqu’il réside dans la région ou le territoire d’où sa langue est originaire.
  • L’UE doit protéger la vie privée de ses citoyens.
  • Les défis auxquels doit faire face la jeunesse impliquent que ses droits soient protégés et développés.

L’Alliance Libre Européenne Jeunes soutient pleinement la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme comme fondement de la démocratie. L’ALE-J insiste sur le respect de cette Déclaration dans toutes les situations, dans chaque État, Nation, parti politique ou groupe et pour chaque individu qu’il soutienne une cause ou la combatte. Aucune distinction ne peut être faite sur les critères de genre, de race, de religion, d’âge, d’orientation sexuelle ou de tout autre paramètre.

Autodétermination

L’ALE-J souhaite souligner l’importance de l’article 2 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme qui définit le droit à l’autodétermination comme un droit de l’homme fondamental. Ceci inclut la liberté de chaque individu à avoir sa propre opinion, religion et croyance sans la moindre distinction basée sur un critère ethnique ou racial. L’autodétermination sous-entend aussi la liberté de décider du choix concernant son corps. Ainsi, l’ALE-J tient à réaffirmer son soutien à l’avortement comme un droit des femmes, ainsi qu’une équité des droits pour les homosexuels, bisexuels et transsexuels. Selon nous, personne ne devrait être traité différemment du fait de son orientation sexuelle. Nous soutenons aussi le mariage homosexuel en tant que droit fondamental et reconnaissons le droit à l’adoption pour les couples de même sexe.

En tant qu’organisation jeune d’un parti politique regroupant des nations sans État, nous souhaitons souligner que pour l’ALE-J, l’autodétermination inclut le droit pour chaque territoire de définir sa propre souveraineté, ceci étant le cœur de nos préoccupations politiques. Ce droit est par ailleurs défini dans l’article 21 de la même Déclaration qui affirme que « La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics » et que « Toute personne a droit à l’accès, dans des conditions d’égalité, aux fonctions publiques de son pays ».

De plus, notre engagement pour le respect de tous les articles de la Déclaration s’applique aussi à tous ceux qui, comme nous, font de la lutte pour l’autodétermination une manière de définir la souveraineté. Le droit à la liberté et à la sécurité personnelle, le droit de ne pas être soumis à des traitements inhumains ou le droit à une égale protection par la loi, sont inscrits dans les articles 5 et 11 et doivent être respectés par toutes les parties qu’elles que soient les conditions.

Égalité culturelle et éducative

Le droit à l’autodétermination est intimement lié au droit à la culture et à l’éducation. Chaque individu a le droit de devenir citoyen au travers de sa culture. Ainsi, chaque individu devrait pouvoir participer à la vie culturelle de sa communauté comme précisé dans l’article 27 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Puisque la langue est généralement un aspect indispensable de la culture, nous insistons auprès de l’Union Européenne et de ses États membres pour qu’ils défendent et protègent les langues minoritaires et respectent le droit à la diversité culturelle, que ce soit dans la vie ou dans l’éducation en organisant le système éducatif de leurs citoyens dans leur langue maternelle.

Égalité sociale

« Chacun doit pouvoir accéder de façon identique aux services publics. » Pour endiguer la pauvreté, la protection et l’aide du Gouvernement doivent être accessibles à tous et ceci dans chaque région. Ainsi, l’ALE-J considère que chaque citoyen doit pouvoir recevoir tous les services nécessaires à sa santé et à son bien-être dans sa langue maternelle lorsqu’il réside dans la région ou dans la Nation d’où sa langue est originaire.

Vie privée

Considérant les récents événements et décisions dans ce domaine, l’ALE-J souhaite souligner l’importance du droit à la vie privée qui s’applique et doit continuer à s’appliquer à chaque individu. Aucune donnée personnelle ne doit être interceptée ou utilisée, que ce soit par des entreprises, des Gouvernements ou des tierces personnes. Nous demandons à l’Union Européenne de continuer à étudier toutes les voies possibles pour continuer à protéger ses citoyens et agir pour que la vie privée de chacun reste un droit fondamental.

Droits de la jeunesse

En tant que branche jeune d’une organisation politique européenne, l’ALE-J tient à souligner l’importance des droits de la jeunesse. L’actuelle situation de la jeunesse dans l’UE démontre l’importance des risques de pauvreté, de trop faible accès aux soins, à l’emploi et à l’éducation, ainsi qu’une discrimination due à un manque de décisions en faveur de la protection de la jeunesse. Ces défis compromettent le développement de la jeunesse et donc de la société toute entière, tout en contribuant à accentuer les inégalités sociales ainsi que l’exclusion.

Nous appelons les Gouvernements à mettre en place des actions politiques visant à promouvoir et garantir les Droits de l’Homme et les libertés fondamentales de tous les citoyens européens. Nous insistons aussi sur le fait que les États membres de l’Union Européenne et les Institutions Européennes doivent attacher une attention toute particulière aux droits de la jeunesse dans le but d’assurer un développement positif à notre société. Ainsi, l’ALE-J demande que soit mis en place des instruments participatifs de protection des Droits de la Jeunesse ainsi que des Droits de l’Homme.

Chapitre 3 : Jeunesse

  • L’UE doit multiplier par trois ses fonds pour les programmes Erasmus+ et l’Initiative pour l”Emploi des Jeunes » afin de combattre les importantes difficultés auxquelles les jeunes d’Europe ont à faire face.

La situation critique de la jeunesse européenne :

De nos jours, les jeunes d’Europe vivent dans une peur récurrente d’être  maltraités  par un pouvoir local, régional, étatique ou européen. Ils subissent la pire catastrophe de chômage du siècle dernier et font face aux successives coupes budgétaires des différents gouvernements en matière d’éducation et de politique en faveur de la jeunesse, en particulier dans le domaine social.

La crise économique et financière affecte les jeunes plus que quiconque et leur voix est étouffée (comme le fait de tenter de faire taire les différents Conseils de Jeunesse) . En ce moment, la jeunesse européenne fait face au plus fort taux de chômage des jeunes dans la zone euro, pendant que la commission européenne continue de dépenser toujours plus d’argent dans des programmes insensés et passéistes plutôt que dans des projets sociaux en faveur de la jeunesse pour préparer l’avenir.

En ce qui concerne l’éducation, nous observons encore à quel point certains gouvernements développent de grandes universités et autres mesures financières et/ou techniques qui augmentent encore la difficulté d’accès aux hautes études et formations, ou la manière dont ils agissent contre les minorités et les langues non-officielles, essayant de mettre au ban les cultures locales.

Les jeunes ne se sentent pas respectés par les gouvernements, ceux-ci ne jouant par leur rôle crucial dans l’aide à l’émancipation et à l’éducation de la jeunesse. L’accès au logement, au premier emploi et à l’éducation qui devient de plus en plus cher et compliqué, oblige les jeunes à émigrer pour trouver une meilleure situation loin de leur famille, de leurs amis et de leur pays d’origine.

L’émigration dans les cinq dernières années est devenue une histoire banale pour les jeunes du Sud et de l’Est de l’Europe, où des milliers d’entre eux doivent faire leurs bagages, acheter un ticket bon marché pour le Royaume-Uni ou l’Allemagne, pour y chercher un travail. Les salariés sont peu à peu retombés au niveau du milieu des années 80, malgré le coût de la vie augmentant de manière continue, devenant inabordable de vivre dans son pays d’origine.

Un revirement à propos de ces politiques est nécessaire, et ceci rapidement. L’Union Européenne a un rôle crucial à jouer afin d’anticiper la perte d’une génération entière, car une société avec une jeune génération perdue devient une société sans futur, courant à sa perte.

Nos propositions:

A l’ALE Jeunes nous proposons de réengager l’Union Européenne dans sa jeunesse en multipliant par trois de manière urgente les fonds européens pour les programmes Erasmus+ et Initiative pour l’Emploi des Jeunes afin de permettre à tous de sortir du système scolaire avec un travail ou au moins un stage dans son pays d’origine. C’est un moyen d’encourager la création d’emplois.

Chapitre 4 : Socio-économique

  • Les politiques de l’UE doivent être mises en place pour protéger les salariés…. Une politique de protection minimale au niveau européen doit donc être mise en place.
  • Une politique doit être promue permettant aux salariés de reprendre une entreprise en difficulté par le biais d’une coopérative
  • Pour protéger l’environnement et la santé publique, l’UE doit poursuivre ses politiques définies pour implanter une économie et un modèle de production durable et socialement soutenable
  • Les pouvoirs fiscaux et économiques, tout comme les pouvoirs législatifs, doivent être étendus au niveau communautaire et infra-étatique pour favoriser leur démocratisation.

La valeur de l’économie réside dans le fait d’être au service du peuple, mais aujourd’hui, il semble que ce soit le peuple qui soit au service de l’économie. Cette situation instable que nous vivons, résultat de l’abus du pouvoir économique supranational et de l’intérêt de certains pays qui ont abandonné l’idée d’égalité commune, a besoin d’être drastiquement révisée. En conséquence, les propositions sociales et économiques de l’ALE Jeunes reposent sur deux principes majeurs : l’économie pour le peuple et l’économie pour tous les peuples.

Economie pour le peuple

Afin de rétablir la hiérarchie entre les peuples et l’économie, des modifications sérieuses sont nécessaires lorsqu’on prend des mesures, qui doivent chacune avoir pour but de tendre vers une réelle justice sociale.

Premièrement, le poids de la crise ne doit pas reposer sur le peuple, et à ce titre, nous exigeons une politique de l’emploi qui ne laisse pas les travailleurs sur la touche. Nous sommes actuellement témoins de la manière dont les États favorisent le pouvoir du marché au moyen de la flexibilité de l’emploi et la baisse du salaire minimum, ce qui signifie que nous nous heurtons à un fort taux de chômage et à une baisse du pouvoir d’achat des travailleurs. Afin de combattre cette tendance, nous proposons des mesures favorisant la création d’emplois par des politiques de réduction de taxes pour les entreprises qui conservent leurs salariés, d’augmentation et d’allongement des primes allouées pour des licenciements économiques, et de financement de programmes de formation pour les travailleurs afin de développer l’évolution interne des salariés au sein des entreprises. A propos du salaire minimum, nous proposons qu’un taux soit fixé pour chaque État au niveau européen.

Deuxièmement, nous ne pouvons accepter que la cessation d’activité d’une entreprise laisse tous ses employés à la rue. Nous proposons donc que les salariés aient la possibilité de conserver la structure de l’entreprise et de la relancer sous forme de coopérative avec comme condition : l’analyse et l’offre d’assistance économique.

De plus, promouvoir l’innovation, la recherche, le développement et l’éducation est fondamental. Augmenter les initiatives financières dans ces secteurs est nécessaire et pourrait éviter la fermeture d’entreprises, offrir des emplois qualifiés à des salariés tout en augmentant le nombre d’emplois, et permettre des avancées qui pourraient favoriser la création de nouvelles entreprises à forte compétitivité au niveau international. En ce sens, l’Union Européenne devrait augmenter ses aides financières directes et indirectes en redéfinissant comme cadre commun de coopération le niveau européen en tant qu’effet levier.

Il est important de ne pas oublier que l’environnement est un bien commun que nous devons préserver. Aussi, des mesures contre le changement climatique doivent être un des points-clé des politiques de l’Union. Une telle politique doit être intégrée à la fois au principe de gouvernance à multi-niveaux et à celui de subsidiarité. Afin de garantir la protection de l’environnement en tant qu’héritage commun dont nous bénéficions tous, une politique européenne plus solide doit être protégée de l’influence des lobbies et des multinationales. Une telle politique doit s’attacher à augmenter les investissements dans les énergies propres, prévoir une sortie progressive de l’énergie nucléaire, porter attention aux modèles soutenables et locaux de production d’énergie et adopter une politique commune pour éviter les inégalités environnementales en terme de législation à l’intérieur des États, entre les États et entre l’Union Européenne et les États tiers. Une régulation plus stricte de l’accès des multinationales et lobbies aux institutions européennes est par ailleurs requise.

Enfin, nous devons nous assurer que les citoyens bénéficient d’un haut niveau de service public. Nous proposons que l’investissement dans le domaine de la santé soit assuré pour permettre un égal accès aux dernières avancées technologiques, aux traitements les plus efficaces, et que la construction d’infrastructures à l’intérieur des territoires soit régulée pour éviter des doublons administratifs et réduire une inutile bureaucratie.

Le système public à mettre en place doit être en conformité avec les réalités personnelles des individus qui sont en situation de besoin, garantir les droits fondamentaux comme une alimentation saine, un logement, une dignité et favoriser l’équité entre les citoyens européens. Ainsi, l’Union Européenne doit créer un outil commun de coopération européenne dans ce secteur afin de promouvoir de meilleurs systèmes de protection, tout en définissant les standards communautaires minimums.

Economie pour les Peuples

Au sein de l’Union Européenne, qui est actuellement une défaillante Union des États, le niveau européen, tout comme celui des nations sans État, des régions et des minorités, n’a en sa possession ni pouvoir fiscal, ni pouvoir législatif dignes de ce nom. En ce sens, le réel pouvoir économique est entre les mains d’entités antidémocratiques (banques, Banque Centrale Européenne) ou entre les mains d’administrations centralisées oligarchiques dans les États membres.

Dans l’Europe des peuples, nous exigeons à ses différents niveaux, le supra-étatique (niveau européen) et le niveau infra-étatique (nations sans État, régions et minorités), que soient concédés les pouvoirs complets législatifs et fiscaux afin de contrebalancer la répartition du pouvoir économique, afin qu’il soit au service du peuple, plus près du peuple et plus efficace. D’un point de vue économique et démocratique, il est nécessaire, et urgent, de fournir à tous les peuples d’Europe des pouvoirs économiques et législatifs. De plus, l’Union Européenne doit accorder les mêmes pouvoirs en mettant en commun certaines compétences pour définir un rang européen d’outils législatifs et fiscaux à partir desquels les autorités infra-étatiques seraient libres de réaliser leur propre politique selon le principe de subsidiarité.

L’Union Européenne ne doit pas conduire à l’inégalité sociale et au dumping fiscal entre les peuples européens mais elle doit plutôt aider à améliorer les politiques sociales et environnementales des peuples européens à travers un modèle soutenable et durable, respectueux des principes de subsidiarité et sur la base d’une démocratisation croissante de sa structure. De plus, l’Union Européenne doit défendre, supporter et promouvoir ce modèle soutenable et durable dans tous les forums internationaux comme un apport à la réponse globale pour un monde plus sain, meilleur dans lequel les économies devront servir les intérêts des peuples, respecter les limites de la planète et non une oligarchie qui volerait les ressources naturelles des peuples

Chapitre 5 langue et culture

  • L’éducation devrait être gérée à un niveau subétatique : régional ou au niveau d’une nation sans État et elle devrait être accessible pour tout jeune dans la langue de son choix.
  • Les langues subétatiques et les langues minoritaires devraient également être utilisées dans des situations externes au système éducatif, en particulier dans les rapports avec les institutions publiques.
  • Un nouveau programme appelé «Lingua» doit être créé pour apporter un soutien aux langues non officielles de l’UE, en particulier aux langues en danger.
  • L’UE devrait soutenir la participation des jeunes à des manifestations culturelles.   
  • L’UE devrait soutenir et promouvoir la radiodiffusion et la presse en langues subétatiques et en langues minoritaires.

L’ALE Jeunes représente un large éventail d’organisations de la jeunesse, issues de nations sans État et venant de différentes régions d’Europe : toutes ayant leur propre culture, leur langue et leur identité. La langue et la culture constituent des facteurs déterminants pour la plupart des territoires que nous représentons. Elles constituent par conséquent un champ d’action important pour chacune de nos organisations mais aussi pour l’ALE Jeunes. Nous réalisons aussi que toutes les organisations n’en sont pas au même stade dans la lutte pour l’égalité : certaines consolident un processus de normalisation, d’autres se battent pour la simple reconnaissance de leur langue par les autorités. La diversité de nos langues et de nos cultures façonne l’identité de notre continent et nous devons nous en féliciter.

Éducation

L’éducation est un facteur primordial dans la renaissance et la sauvegarde de nos langues. L’ALE Jeunes croit que l’éducation devrait être traitée au niveau subétatique : régional ou au niveau d’une nation sans État. Tout jeune a droit à un enseignement dispensé dans la langue de sa nation au sein d’un système éducatif public, laïc et financé régulièrement. Nous condamnons tous les États ou les gouvernements régionaux qui refusent ce droit, et nous allons nous battre pour assurer dans le système éducatif européen, la prospérité des langues minoritaires et des langues subétatiques.

Nous croyons que les jeunes devraient être en mesure de poursuivre leurs études dans la langue de leur choix après avoir terminé leur scolarité obligatoire. L’ALE Jeunes soutient l’introduction des langues subétatiques et des langues minoritaires dans les universités et leur utilisation comme moyen d’enseignement.

Les formations professionnelles devraient également être proposées dans des langues minoritaires et des langues subétatiques afin de répondre à la nécessité d’une main-d’œuvre jeune, dynamique, ayant de solides connaissances linguistiques et culturelles.

Pistes de développement pour les langues

Malgré l’importance de l’enseignement des langues subétatiques et des langues minoritaires dans le système éducatif, il est également essentiel de soutenir des initiatives favorisant l’utilisation des langues minoritaires en dehors des salles de classe. L’ALE Jeunes favorise le développement et la promotion des activités extrascolaires, qu’elles soient culturelles sportives ou de loisirs, menées en langue subétatique ou en langue minoritaire. L’ALE Jeunes suggère que les institutions européennes et les États investissent pour faire vivre de telles initiatives.

Pour autant, il y a peu de possibilités d’utiliser les langues subétatiques et les langues minoritaires en dehors d’un environnement scolaire. L’ALE Jeunes préconise un plus fort soutien financier et institutionnel des organisations de jeunesse utilisant les langues subétatiques ou les langues minoritaires. L’ALE Jeunes estime qu’il est de la responsabilité des gouvernements de s’assurer qu’un service périscolaire minimal soit prévu pour tout ceux qui étudient dans l’une de ces langues.

Dans nombre de nos territoires, il est presque impossible d’utiliser les langues minoritaires dans la vie quotidienne, tout particulièrement dans les actes administratifs. L’ALE Jeunes milite pour l’égalité entre les langues en Europe et préconise le droit fondamental pour tous les jeunes d’utiliser leur langue pour dialoguer avec les services publics.

Les activités culturelles

La culture enrichit la vie des jeunes européens mais elle est souvent la première victime de coupes budgétaires et en particulier en temps de crise économique. Nous défendons un modèle reconnaissant l’importance de la culture au sein de l’Europe et encourageant les jeunes à participer à des activités culturelles.

Les jeunes ont souvent des difficultés à participer à des activités culturelles (comme le théâtre, le cinéma ou les concerts) pour des raisons économiques. L’ALE Jeunes suggère que l’Union Européenne offre des tarifs réduits pour les étudiants et les jeunes chômeurs dans chaque État membre.

Nous condamnons toutes les activités dites culturelles qui impliquent la maltraitance des animaux, tels que la tauromachie, le combat d’ours et de chiens ainsi que la chasse à courre du renard. Nous appelons à un moratoire à l’échelle européenne sur ces activités cruelles.

Nous demandons la création d’un nouveau programme européen, « Lingua », visant à soutenir toutes les langues non-officielles de l’UE, en particulier celles en voie de disparition.

L’audiovisuel et la presse

La radiodiffusion et la presse dans les langues minoritaires devraient être soutenues et encouragées par les institutions européennes. Nous condamnons le fait que d’un côté, l’UE subventionne des sports brutaux tels que la tauromachie et que de l’autre, elle ne soutienne pas la radiodiffusion et à la presse écrite dans des langues subétatiques et dans des langues minoritaires. Nous défendons la création d’un nouveau programme européen soutenant tous les journaux, télévisions et radios en Europe.

De nombreux territoires en Europe partagent une langue avec un autre État membre, en particulier dans les régions frontalières. L’application de lois coercitives sur la radiodiffusion empêche certaines minorités linguistiques de recevoir le signal radio ou de télévision d’un État voisin. Cela accroît les difficultés pour les locuteurs de langues minoritaires de pratiquer et de vivre leur langue maternelle au travers d’un média. Cela s’applique également à Internet, un moyen que la majorité des jeunes utilise pour regarder les programmes télévisés.

L’ALE Jeunes appelle à la coopération entre les États membres afin qu’ils s’assurent que les minorités nationales d’États voisins puissent accéder aux chaînes de télévision publiques des États avec lesquels ils partagent une langue. Nous demandons que la règlementation européenne soit plus souple en matière de diffusion de programmes sur Internet, offrant aux jeunes l’opportunité d’accéder à la télévision ou à la radio dans leur langue.

Chapitre 6: Europe

  • ALE-J soutient une Union Européenne plus décentralisée mais aussi plus intégrée dans laquelle les compétences sont clairement et rationnellement distribuées, en tenant compte du principe d’auto-détermination, de subsidiarité et de d’élargissement interne.
  • ALE-J soutient des institutions européennes plus démocratiques. Le Parlement européen devrait être plus fort et devrait avoir un pouvoir législatif plein et entier, et la Commission devrait être démocratiquement élue, le Conseil devrait aussi représenter les peuples démocratiquement.
  • Les compétences devraient être plus équitablement et rationnellement réparties entre le niveau européen, étatique et subétatique/national/régional, respectant la souveraineté nationale des peuples.
  • ALE-J soutient une plus grande intégration au niveau économique en Europe, y compris l’intégration de l’Eurozone.
  • La liberté de circulation dans l’UE doit être protégée et soutenue.

Les institutions de l’UE

ALE-J soutient le principe ‘‘d’Europe des peuples’’ et défend une Union Européenne plus inclusive, plus démocratique, plus forte, ouverte et fondée sur le principe de subsidiarité.

Une union différente

Nous désirons une UE plus décentralisée. En partant du principe d’auto-détermination des nations, nous défendons le concept d’élargissement interne. Les peuples d’Europe ont par eux-mêmes le droit de choisir leur structure politique et ne devraient pas être limités par les frontières qui ont été arbitrairement définies par les guerres et les tyrannies ayant ravagé notre continent pendant les siècles précédents. Si une nation sans État ou une région au sein de l’UE souhaite mettre en place un référendum d’indépendance, nous soutiendrons toujours son droit à le faire. Néanmoins, en tant qu’organisation, nous ne soutenons pas chaque camp du référendum. La volonté d’un peuple est la seule source de légitimité quant à l’existence d’un État. Ainsi, nous serons toujours du côté des peuples, et de leur voix ainsi exprimée après un référendum juste et libre ou tout autre processus démocratique.

Nous désirons une Union Européenne plus intégrée, notre préférence allant à une union politique fédérale. Néanmoins, nous rejetons le concept d’une fédération centralisée. Nous désirons une union politique pyramidale dans laquelle les compétences sont clairement et rationnellement réparties entre les différents échelons politiques. Le point central est la construction démocratique qui doit faire que les décisions doivent être prises au plus près du peuple.

Nous rejetons la violence comme outil politique, qu’elle soit issue du sommet de l’État ou de l’Europe ou issue de la base des peuples. Les peuples européens ne devraient pas être contraints d’accepter un traité et les mouvements d’auto-détermination devraient pouvoir être menés à travers un processus non-violent.

Une Union Européenne plus démocratique

Nous désirons un Parlement Européen plus fort étant, par ailleurs, la seule institution européenne directement élue. De plus, le processus électoral européen devrait être démocratisé et rendu plus facile à comprendre pour les peuples, avec la mise en place d’une circonscription pan-européenne qui assurerait la représentation proportionnelle des États et des nations sans État. D’autre part, un système par liste électorale assurerait la présence de représentants de toutes les régions et nations de l’Union.

Nous désirons une élection démocratique de la Commission européenne, y compris celle de son Président. Cela pourrait prendre la forme d’une élection du Président de la Commission européenne par le Parlement européen ou par un vote populaire direct. La Commission devrait par conséquent être composée par son Président et confirmée par le Parlement.

Nous désirons un Conseil plus démocratique. Cette institution ne devrait plus être la Chambre des gouvernements. Comme le Parlement est la Chambre du peuple, le Conseil devrait être la Chambre des peuples, dont les membres devraient être démocratiquement élus avec autant de représentants par État. De plus, les votes et les débats au sein du Conseil des Ministres devraient être transparents et rendus publics.

ALE-J soutient l’idée d’un Comité des Régions plus fort qui devrait avoir des pouvoirs législatifs concernant les textes de lois relatifs à la politique de Cohésion.

La possibilité d’avoir un référendum dans toute l’Union européenne sur des sujets pan-européens devrait être prévue quand, par exemple, 1 million de signatures ont été collectées et envoyées à la Commission

Compétences de l’UE

ALE-J soutient l’idée d’un transfert de compétences simultanément des États membres vers les deux niveaux, d’une part supra-étatique (l’UE) et subétatique (nations sans État et régions). Le principe sous-jacent devrait être que l’Union est responsable des affaires étrangères, des affaires internationales (changement climatique, paix, droits de l’Homme, droits des peuples..) et des affaires économiques (dans le but de lutter contre la concurrence sociale et fiscale déloyale interne et externe en établissant par exemple un cadre commun dans lequel les États membres et les autorités régionales pourraient avoir la liberté de fixer les détails tout en respectant le cadre commun européen) ; les États devraient être responsables des affaires concernant la redistribution de la richesse ; les régions devraient être responsables du contact direct avec les peuples, et de toutes les affaires relatives à la culture locale, l’environnement, la langue, l’identité, le développement et le rayonnement de la région.

Distribution générale des compétences

Suivant le principe sous-jacent défini ci-dessus, nous désirons que l’Union soit responsable des affaires étrangères, de l’aide au développement, du commerce international, de la défense, du climat, de la concurrence, de la protection des consommateurs, du transport -volet européen- des affaires économiques, de l’application des textes législatifs européens, et de l’application des droits de l’Homme et des droits des peuples. Nous désirons que les États soient responsables de la levée de l’impôt sur le revenu, de la sécurité sociale, du marché du travail, de l’application des lois étatiques, du transport -volet étatique. Nous désirons que les régions soient responsables des affaires intérieures, de l’éducation à tout niveau, de la santé, de la culture, de l’intégration des étrangers, des questions d’éthique, de la protection de l’environnement, du transport -volet régional- de l’application des lois régionales, de l’application des droits de l’Homme et des minorités, ainsi que de l’énergie, de l’agriculture, de la pêche, de la recherche et de l’innovation -définie dans un cadre européen.

Les problématiques mondiales

Nous désirons que l’Union soit responsable des affaires étrangères, de l’aide au développement, du commerce international et de la défense. Politiquement et diplomatiquement, cela fait sens d’aller vers une Europe plus intégrée sur les problématiques mondiales. Cela permettrait à l’Union d’être plus indépendante des autres puissances en renforçant son pouvoir diplomatique et coercitif.

Nous voulons que les droits de l’Homme soient au cœur de la politique extérieure de l’Union. L’UE devrait défendre en priorité les droits de l’Homme à travers le monde, particulièrement le droit à l’auto-détermination des nations, le droit des minorités, le droits des femmes et des enfants ainsi que celui de toute personne appelée à vivre dans la dignité.

Nous désirons que l’Union Européenne mette sans cesse en avant dans tous les forums internationaux la réduction des émissions de gaz à effet de serre d’une part et la réduction de l’arsenal nucléaire d’autre part.

Le cadre économique

Nous désirons que l’Union ait la responsabilité pleine et entière de la stabilité économique et de la croissance économique durable. Les instruments de la politique monétaire sont déjà en partie européens, mais des réformes sont nécessaires pour transformer la Banque Centrale Européenne (BCE) en une Banque Centrale à part entière : pas de conditionnalité entre les objectifs de lutte contre l’inflation et le soutien à l’activité économique (avec la possibilité d’être prêteur en dernier ressort). De plus, les autres outils de la politique économique (la politique budgétaire par exemple) devraient être ajoutés à la politique monétaire.

Nous désirons une intégration plus forte au sein de l’UE dans le domaine économique avec plus de coordination dans les domaines budgétaires, sociaux et économiques. L’UE devrait définir le cadre commun européen dans lequel les États membres ou les autorités régionales devraient avoir la liberté de fixer les détails et les taux, suivant l’exemple de la TVA.

Nous désirons une harmonisation de l’assiette fiscale de l’impôt sur les sociétés européennes afin d’éviter une concurrence injuste entre les États membres dans ce domaine fiscal, tout en laissant les États membres ou les autorités régionales la liberté de définir le taux de cet impôt.

ALE-J demande un budget européen plus important, financé par des ressources propres telles que la taxe sur les transactions financières, un impôt centralisé sur les sociétés et/ou des taxes pigouviennes. Cet outil budgétaire macroéconomique permettrait à l’Union de sortir de l’actuelle crise économique et d’en éviter de futures.

L’intégration de l’Eurozone

Sur le long-terme, nous soutenons l’Euro et nous désirons que tous les États membres rejoignent la monnaie unique européenne. Nous désirons une intégration plus forte entre les États membres de la zone euro, avec, quand cela est nécessaire, plus de réglementations européennes dans le domaine social et économique, une plus forte coordination et la mise en place d’une capacité budgétaire. Nous désirons une meilleure coordination entre les États membres de la zone euro et ceux qui la rejoindront dans le futur.

Vers de nouveaux élargissements internes et externes

Nous défendons le principe de l’élargissement interne : toute nation sans État qui souhaite devenir un État membre indépendant de l’Union européenne devrait avoir la possibilité de le devenir après un processus démocratique.

Nous défendons le principe de l’élargissement externe : tout État qui respecte et accepte le cadre légal de l’Union Européenne et des critères de Copenhague devrait avoir la possibilité de rejoindre l’Union s’il le décide démocratiquement.

La liberté de circulation dans l’espace Schengen

Nous défendons la liberté de circulation au sein de l’espace Schengen qui est une politique essentielle pour les minorités, les peuples et les nations sans État divisés par des frontières d’États.

Nous plaidons pour des contrôles plus stricts aux frontières extérieures communes, avec la possibilité de renforcer les règles actuelles, d’établir une période plus longue et plus efficace avant d’intégrer l’espace Schengen pour les nouveaux États membres. Cela inclut une meilleure coordination entre les États membres -responsables des contrôles aux frontières- et l’UE -responsable de la définition des règles et de la gestion du système Schengen- aussi bien qu’une meilleure coordination entre les États membres de l’UE, membres de l’espace Schengen et ceux hors de cet espace, afin de limiter les effets négatifs aux frontières au sein de l’UE, particulièrement dans l’application du principe de la liberté de circulation.

 

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