Roccu Garoby on the generation self-determination

Nous sommes la génération de l’auto-détermination

En tant que Président des jeunes de l’Alliance Libre Européenne mais d’abord et avant tout en tant que jeune corse autonomiste convaincu, je pense que notre génération est celle qui connaîtra l’auto-détermination de nos peuples et nations.

La ‘‘génération Europe’’

Parce que née dans les années 1980-1990, notre génération n’a connu que l’Europe et n’a pas grandi avec le rêve de la construction européenne, trop souvent déçu malheureusement mais bel et bien existant, comme espoir d’un monde meilleur et plus juste.  Par le regard et l’échange avec nos parents ou grands-parents, nous savons, bien sûr, à quoi ressemble le monde sans Europe, nos peuples sans l’Union Européenne (UE) et nos cultures dans des Etats jacobins.

En réalité, parce que nous baignons dans l’UE depuis notre plus tendre enfance, on en oublie parfois la chance que l’on a de vivre dans un espace de liberté et de paix, quand la violence et la guerre continuent de ravager tant de pays parfois même en Europe, mais hors de l’Union.

Nous avons la possibilité de nous déplacer librement, d’étudier dans d’autres universités européennes gratuitement et, à ce titre, nous sommes surnommés la ‘‘génération Europe’’ mais nous sommes bien plus que cela.

La ‘‘génération perdue’’

Bien que nous vivions dans l’espoir que chaque génération à venir vivra mieux que la précédente, notre génération est probablement l’une des plus éduquées, l’une des plus intelligentes – en attendant la prochaine – mais notre génération n’a hérité que du droit au chômage de masse.

Ainsi, parce que le chômage dans la zone euro atteint 12 % et que celui des jeunes dans le même espace atteint 25% ; parce que dans des régions de Grèce, du Portugal ou d’Espagne le taux de chômage des jeunes dépasse régulièrement les 50%, 60% voire, exceptionnellement, 70% ; parce que les jeunes de nos pays sont contraints à l’exil pour trouver un travail, contraints à l’exil pour pouvoir vivre, contraints à l’exil alors qu’ils ne rêvent que de ‘‘vivre, décider et travailler’’ sur leurs terres, nous sommes désignés comme la ‘‘génération perdue’’ mais nous valons bien mieux que cela.

La ‘‘génération de l’auto-détermination’’

Non ! Notre génération n’est pas que la ‘‘génération Europe’’ qui ne serait qu’une identité passive parce que nous ne l’avons pas construite mais héritée, et bien qu’il soit désormais de notre responsabilité de continuer à construire une autre Europe des peuples.

Non ! Notre génération n’est pas non plus que la ‘‘génération perdue’’ qui ne serait qu’une condamnation éternelle pour notre jeunesse enchaînée à un avenir sans espoir.

Nous refusons d’être désignés seulement par notre héritage, aussi beau soit-il, et nous refusons d’être sacrifiés pour des fautes que nous n’avons pas commises ; mais, simultanément, nous n’en voulons à personne et nous voulons prouver que notre génération, comme chacune de celles qui nous ont précédés, a quelque chose à apporter, a quelque chose à offrir à la société. Nous voulons nous autodéterminer par le verbe et l’action, par le dialogue et l’engagement, par le politique et la démocratie. Nous nous battons pour le droit de nos peuples à disposer d’eux-mêmes, dans une Europe toujours plus solidaire et plus juste.  En cela, nous sommes la ‘‘génération de l’auto-détermination’’.

Et je le dis, non pas par prêche auto-réalisateur mais par conviction profonde : Oui ! Notre génération vivra dans l’auto-détermination et nous connaîtrons la Corse autonome, l’Ecosse indépendante ou la Bretagne réunifiée, n’en doutons pas ! La question à laquelle notre génération doit répondre n’est pas si oui ou non la Corse sera autonome, elle le sera ! mais bel et bien quand cela sera !

Soit nous ouvrons dès aujourd’hui le chemin vers l’autonomie avec des premiers pas comme la co-officialité de la langue corse, le statut de résident, le transfert fiscal des arrêtés Miot et l’évolution de la constitution française pour y inscrire la Corse, et alors il sera encore temps de mener à bien les politiques publiques nécessaires à la survie de notre peuple, de notre langue, de notre culture et de notre terre, ou bien nous perdons encore 30 ou 40 ans dans un statu quo passéiste, morbide et alors, je le crains, il sera trop tard pour sauver quoi que ce soit.

C’est pour cela que je lance un appel aux jeunes de ma génération : « Levez-vous, battez-vous et engagez-vous car l’avenir nous appartient autant qu’il est à construire ! »

Roccu GAROBY

Président de l’Alliance Libre Européenne

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